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Métaux rares, la face cachée du numérique et du renouvelable

Conférence de Guillaume Pitron, journaliste et réalisateurMercredi 30 octobre 2019 à 19h, bibliothèque de la Cité (5, place des Trois-Perdrix), espace «Le 4e» On a cru pendant un temps aux promesses des «terres rares». Ou du moins, on a fait mine d’y croire. Des minéraux aux noms inédits – terbium, lutecium, gadolinium… –, disponibles dans des quantités infimes dans le sous-sol, permettraient de miniaturiser nos outils numériques jusqu’à mettre un ordinateur dans chaque poche de notre pantalon. Mieux encore: le champ magnétique surpuissant que dégagent ces minéraux nous permettrait de remplacer «des ressources qui rejettent des millions de milliards de tonnes de gaz carbonique par d’autres qui ne brûlent pas – et ne génèrent donc pas le moindre gramme de CO2», écrit Guillaume Pitron dans son livre La guerre des métaux rares: La face cachée de la transition énergétique et numérique (Les Liens qui libèrent, 2018). C’est donc, se disait-on, «de la convergence des green tech [technologies vertes] et de l’informatique que va naître un monde meilleur». Merveilleusement bien. Sauf que… «Pendant six ans, nous avons mené l’enquête dans une douzaine de pays sur ces nouvelles matières rares qui bouleversent déjà le monde. Pour cela, il nous a fallu fréquenter les replis des mines de l’Asie tropicale, tendre l’oreille aux murmures des députés dans les couloirs du Palais-Bourbon, survoler les déserts de Californie en bimoteur, nous incliner devant la reine d’une tribu oubliée d’Afrique australe, nous rendre dans les « villages du cancer » de la Mongolie intérieure et dépoussiérer de vieux parchemins remisés dans de vénérables institutions londoniennes. Sur quatre continents, des hommes et des femmes agissant dans le monde trouble, discret, des métaux rares nous ont révélé un tout autre récit, beaucoup plus sombre, de la transition énergétique et numérique. À les entendre, l’irruption de ces nouvelles matières dans le sillage des ressources fossiles n’a pas rendu à l’homme et à la planète les services que laissait augurer l’éclosion d’un monde supposément plus vert, plus fraternel, plus clairvoyant – loin de là.» Guillaume Pitron, «La guerre des métaux rares: La face cachée de la transition énergétique et numérique» (Paris, Les Liens qui libèrent, 2018) Après son documentaire La sale guerre des terres rares de 2012 (visible en cliquant ici), après la sortie de son livre La guerre des métaux rares: La face cachée de la transition énergétique et numérique en 2018 (disponible dans le catalogue des Bibliothèques municipales en version livre papier et en version «livre lu») et avant la sortie de son nouveau film en 2020, le journaliste et réalisateur Guillaume Pitron présente ses enquêtes et répond à vos questions lors d’une conférence… Mercredi 30 octobre 2019 à 19h à la bibliothèque de la Cité (5, place des Trois-Perdrix), dans l’espace «Le 4e»ATTENTION: accès par le 10, rue de la Tour-de-Boël (côté Vieille-Ville) après la fermeture des portes du rez-de-chaussée à 19h

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Du «Naturien» à l’Internet des arbres

Une conférence avec le duo de médiation culturelle numérique des Bibliothèques municipales PROCHAINE ET DERNIÈRE DATE: Mercredi 13 novembre à 18h30 à la bibliothèque de Saint-Jean (Avenue des Tilleuls 19, entrée rue Miléant) Un soir d’avril en 1895, un groupe d’hommes et de femmes se réunit dans l’arrière-salle d’un marchand de vin à Montmartre, sous une surveillance policière aussi dense que discrète, pour tenter de changer le cours de l’histoire en orchestrant un «retour à l’état de nature». Ces conspiratrices rêveuses et ces conspirateurs rêveurs, pionnier-e-s de la décroissance et utopistes adeptes du «sauvagisme», lancent ce soir-là un mouvement qui prendra le nom de Naturien. 124 ans avant les grèves du climat, ce mouvement avait-il tout compris? Entre futurisme idyllique et collapsologie millénariste, la conférence détaille, en mots et en images, la brève et truculente épopée des Naturien-ne-s, avant de ploger underground pour une exploration du réseau de racines qu’on appelle depuis une vingtaine d’années le «Wood Wide Web». Le mouvement naturien insistait en effet, il y a plus d’un siècle, sur l’importance de l’enchevêtrement des racines dans les forêts et sur le rôle central de cet écheveau dans le maintien des équilibres environnementaux. La science – mais aussi la littérature et la pop-culture – découvrent aujourd’hui que ce réseau est une véritable infrastructure biologique assurant la circulation de l’information entre les plantes connectées, utilisant des kilomètres de hyphes (les filaments microscopiques des champignons) pour tisser des mycorhize (du grec myco, «champignon» et rhiza, «racine») en formant une sorte d’«Internet des arbres». De la préhistoire de l’écologie aux jeux de miroir entre les technologies numériques et les systèmes naturels, la conférence invite ainsi, métaphoriquement et littéralement, à explorer l’environnement par les racines… Une conférence avec le duo de médiation culturelle numérique des Bibliothèques municipales PROCHAINE ET DERNIÈRE DATE: Mercredi 13 novembre à 18h30 à la bibliothèque de Saint-Jean (Avenue des Tilleuls 19, entrée rue Miléant)

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La Grange, un parc qui se mange

Les parcs genevois ont eu autrefois une vocation nourricière, qui se perpétue sous la forme de la cueillette sauvage… Parfois, ce parc se mange. C’était le cas lorsqu’il était un domaine appartenait aux familles Lullin, puis Favre, qui y faisaient planter, grosso modo, tout ce qu’elles mangeaient. C’est à nouveau le cas pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque, sous le nom de code « plan Wahlen »*, la Confédération lance un programme d’autosuffisance alimentaire qui pousse à faire pousser des comestibles un peu partout. Ainsi, selon ce qu’écrit le Journal de Genève du 18-19 août 1940, « (…) a-t-on planté des tubercules au parc Bertrand, dans la partie supérieure du parc de la Grange et à Beaulieu. 40’000 kilos de pommes de terre ont déjà été récoltés, qui seront destinés aux oeuvres sociales et aux cuisines scolaires. On plante aussi des poireaux, en rangs serrés, puisqu’on a atteint hier le chiffre de 120’000. Voilà de bonnes soupes aux légumes en perspective! » Aujourd’hui, le parc la Grange se mange encore. C’est ce que raconte un collaborateur du Service des espaces verts (SEVE) dans le livre Genève dans ses parcs – Les nouveaux usages des espaces verts, paru en 2013: « Des gens viennent dans ces sous-bois pour l’ail des ours. Quand on les voit, on est quand même obligés de leur dire: Hé, ho, s’il vous plaît, ce n’est pas pour emporter… Sans compter le problème du colchique, qui lui ressemble beaucoup. Un petit bout dans un pesto, effet mortel garanti. » (*) « Bonus texte » pour en lire davantage – un article du Journal de Genève du 12.08.1943 (signé Jean Uhler), présentant « Ce que la Ville a réalisé dans le domaine du plan Wahlen »: « (…) grâce aux efforts de M. Bois, chef du Service des parcs et promenades, les cultures qui sont faites n’entraînent aucune mutilation des splendides propriétés, les arbres vénérables, les essences recherchées ne disparaissent pas. Le guerre finie, lorsque la vie économique aura repris son cours normal, de beaux gazons et des corbeilles de fleurs remplaceront les champs de pommes de terre, de carottes, de navets, de maïs, etc. C’était avec plaisir que, mercredi après-midi, nous avons répondu à l’aimable invitation de M. le conseiller administratif F. Cottier, qui nous conviait à visiter les cultures maraîchères de la ville. (…) Si Genève, dès 1939, a été la première des villes suisses à entreprendre des cultures maraîchères, elle est aujourd’hui celle dont les surfaces agricoles sont les plus étendues. Les cars qui devaient nous conduire d’un parc à l’autre, partis de la place de Cornavin, firent une première halte à la campagne Beaulieu. C’est là que sont concentrés tous les services qui dépendent de l’Office communal des cultures, rattachés au Service des parcs et promenades. Nous pûmes visiter l’installation de séchage des fruits et légumes (…) Dans le domaine social, la Ville pourra distribuer de très grandes quantités de fruits et légumes à des prix réduits (environ 50% du tarif officiel) aux personnes et familles dans la gêne, ainsi qu’aux cuisines scolaires, crèches, colonies de vacances, etc. Nous quittons Beaulieu et ses cèdres plantés en 1726 pour gagner la campagne Trembley. Les cultures sont splendides et déjà un grand champ récolté est retourné par une charrue actionnée par un gazogène. Nous voici à Châtelaine, sur un terrain qui, de la route cantonale, s’étend jusqu’à l’Usine à gaz. Ici le travail est un peu spécial. C’est là qu’au moyen de couches sont préparés les plantons, et c’est là aussi que l’on procède à des essais. Il y a quelques arbres fruitiers dont les produits sont de toute première qualité. II y a aussi des “meurons” et dame, par la chaleur d’hier, dignes descendants de nos pères de 1602, nous en avons quelque peu “picoré”. Puis, par le pont Butin, nous arrivons au coteau de St-Georges en longeant le cimetière. Nous avons pu constater que, partout où cela était possible, on a utilisé les places vides pour la culture maraîchère. Et nous voici au terrain du Bout-du-Monde, où l’ancien terrain des sports a fait place à des cultures variées et abondantes. Nouvel arrêt au parc Bertrand, où nous sommes attendus par MM. Casaï et Anken, conseillers d’Etat. Le grand champ qui, l’an dernier, avait produit des centaines de kilos de pommes de terre, avait été semé cette année de pavots afin d’augmenter notre production indigène d’huile. La récolte a été faite et l’on s’apprête déjà à semer du colza. (…). Pour terminer cette balade à travers nos promenades, nous voici à La Grange. Entre la route de Frontenex et la voie du chemin de fer. dans ce que l’on appelle le pré Favre, la Ville a fait cultiver des milliers de poireaux. Dans le parc, ce qui frappe nos yeux, et ne dépare nullement la propriété, c’est un immense champ de maïs. Une collation a suivi dans les coquets salons de La Grange, où des boissons fraîches furent fort appréciées. »

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Un blondinet qui se démène

En juillet 1967, Claude François joue au Théâtre de Verdure du parc La Grange. « Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il n’y a rien dans cette débauche d’énergie », écrit le Journal de Genève… « Pour le soussigné, Claude François revêtait l’attrait de l’inédit; certes on m’en avait beaucoup parlé. Jugé de visu le personnage n’est pas aussi catastrophique que l’affirmaient ses détracteurs prévenants; ni aussi enthousiasmant que le vantaient ses admirateurs trop indulgents. Un blondinet qui se démène comme un coureur de demi-fond, qui cherche à crier pour surpasser la coalition de ses cuivres et de sa percussion, et qui, pour les danses endiablées tient aisément le rythme que lui imposent ses quatre «Claudettes». Il y a de l’espace dans le parc La Grange; ces exercices athlétiques sur la corde vocale tendue à l’extrême ne dérangent pas les voisins; ils ravissent les proches. Personne n’a lieu de se plaindre. » Source: A. R., « Claude François et ses yé-yé », Journal de Genève, 13.07.1967 => Cliquez ici pour lire l’article en ligne sur le site www.letempsarchives.ch

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Faux meurtre au pied d’un conifère

Passablement prolifique et complètement oublié, l’auteur genevois de polars François Fosca empilait, en 1943, cinq cadavres entre Carouge et le village imaginaire de Dorbigny… Un après-midi de juin au milieu des années 1930, alors que “le soleil brillait et brûlait, mais de lourds nuages violacés faisaient prévoir un orage imminent”, un coup de feu retentit dans un bosquet du parc La Grange. Les dénommés Ernest Desboilluz et Alfred Susillard, deux retraités qui bavardent assis “sur leur banc favori, à l’ombre d’arbres épais, non loin de l’orangerie et des serres du parc” sursautent en entendant l’explosion, suivie de l’apparition d’une femme qui s’enfuit “vers le fond du parc”. Les deux hommes se lèvent et s’empressent de rejoindre le lieu de la détonation. “Lorsqu’ils arrivèrent tout près du bosquet, un épais massif de buis et de houx d’où se dressaient des conifères, ils entrevirent, à travers les feuillages, le corps d’un homme étendu sur le sol. Après un premier moment de stupeur, ils se frayèrent un chemin et se penchèrent. C’était un jeune homme d’une trentaine d’années, blond, vêtu d’un veston roux et d’un pantalon de flanelle grise. D’une affreuse blessure, qui lui défigurait !e visage, le sang coulait”. On tombe ainsi sur le deuxième cadavre d’une histoire qui en compte cinq, répartis entre Carouge, le parc La Grange et le village genevois de Dorbigny, localité imaginaire où se déroule le roman Du côté de chez Fyt, publié en 48 épisodes par le Journal de Genève en 1943. L’intrigue, qui se noue dans la verdure genevoise mais qui a des racines à Seattle, Shanghai, Londres et Amsterdam, inclut des meurtres et des suicides, une main coupée et des tabatières remplies de cocaïne, une idylle amoureuse et un tableau de Rembrandt où il manque une tête que quelqu’un a découpée. L’inspecteur Faget et le peintre Belpèras mènent l’enquête… L’auteur s’appelle Georges de Traz, mais il signe ses romans du pseudonyme “François Fosca” (ou “Peter Coram” lorsque son éditeur estime qu’il vaut mieux passer pour un Anglais). Né en 1881 et mort quasi centenaire en 1980, il publie plusieurs dizaines d’ouvrages d’histoire de l’art, une Histoire et technique du roman policier en 1937, ainsi qu’“une oeuvre romanesque qui est malheureusement complètement oubliée, puisque ses romans n’ont jamais été réédités et qu’ils ne sont jamais cités”, signale François Ouellet, professeur de littérature à l’Université du Québec à Chicoutimi et spécialiste des écrivain-e-s méconnu-e-s. À côté de sa parution en roman-feuilleton, Du côté de chez Fyt n’est publié en effet qu’une seule fois, en 1943 aux Éditions Utiles, maison genevoise spécialisée dans le policier. => On peut lire les 48 épisodes du roman sur le site www.letempsarchives.ch, qui met en ligne l’intégralité des archives du Journal de Genève, de la Gazette de Lausanne et du Nouveau Quotidien. Tapez « du côté de chez fyt » dans la case de recherche et choisissez l’option « Date (asc) » dans le menu déroulant « Trier par » en haut à droite. Ou alors cliquez ici=> Vous pouvez également emprunter le roman à la Bibliothèque de Genève (BGE).

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Exposition « sHeroes » – Les imaginaires de genre dans les jeux vidéo

Princesses, guerriers, aventurières… Les personnages qui peuplent les jeux vidéo nous font incarner de multiples rôles pour explorer leur univers. Comment le genre façonne-t-il ces imaginaires? Quelles places y occupent les femmes et les hommes? Avec sHeroes – une exposition jouable – prenez les manettes pour explorer ce qui se joue entre genre et jeux vidéo! Jusqu’au 20 juillet 2019 à la Bibliothèque de la Cité – espace le Multi (rez-de-chaussée) SHEROES DANS LES MÉDIAS: => Le Temps, 08.03.2019 («Après le Gamergate et #MeToo, quelle place pour les femmes dans les jeux vidéo?») => RTS, «Forum», 02.03.2019 (Interview de Marion Coville, commissaire scientifique de l’exposition): POURQUOI SHEROES? Princesses, guerriers, aventurières… Les personnages qui peuplent les jeux vidéo nous font incarner de multiples rôles pour explorer leur univers. Comment le genre façonne-t-il ces imaginaires ? Quels rôles y occupent les femmes et les hommes ? Le genre est un rapport social : il organise nos relations et la manière dont nous faisons société. Tout au long de notre vie, nous apprenons à différencier les attitudes jugées «féminines» ou «masculines» et à nous comporter «comme un homme» ou «comme une femme». Le genre dresse des barrières entre les hommes et les femmes et nous donne une place selon notre sexe. Les rôles dits «masculins» sont souvent valorisés, au détriment des rôles dits «féminins» : le genre est source d’inégalités, d’exclusions et de discriminations. Le genre traverse tous les aspects de notre vie : famille, éducation, culture, travail… Le jeu vidéo n’est pas en reste : c’est une pratique culturelle populaire, avec laquelle nous construisons notre identité et notre expérience du monde. S’intéresser au genre dans les jeux vidéo, c’est observer les personnages, leur corps, leurs vêtements ou leur mise en scène : armure ou bikini ? Les vêtements et les attitudes servent-ils les actions ou le plaisir des yeux ? C’est aussi examiner les règles du jeu et les actions qu’elles valorisent ou rendent inaccessibles : l’attaque est-elle le seul horizon possible ? Nos possibilités d’actions sont-elles contraintes selon le genre de notre personnage ? Enfin, c’est aussi prendre en compte les joueuses et joueurs, les conceptrices et concepteurs des jeux que nous utilisons ou encore celles et ceux qui oeuvrent pour des jeux vidéo plus inclusifs. S’il véhicule des imaginaires genrés, le jeu vidéo constitue en effet un formidable moyen d’expression pour valoriser d’autres identités, changer les règles, et créer d’autres mondes possibles. Avec sHeroes, prenez les manettes pour explorer ce qui se joue entre genre et jeux vidéo ! Exposition conçue et réalisée par les Bibliothèques Municipales de la Ville de Genève Commissariat scientifique : Marion CovilleScénographie : Dimitri Delcourt et Sophie CzichTechnique : David HodgettsImpression : Atelier RichardConstruction : ArtsolutionsTraduction de « Behind Every Great One » : GenevaTrad PROGRAMME DE MÉDIATION Mission sHeroesLa table ronde a eu lieu le 5 mars, vous trouverez la vidéo en ligne ici et ci-dessous : Visites guidées et initiation aux jeux. Un tour de jeu dans l’exposition sHeroes Les samedis 11 mai, 8 juin et 15 juin à 15h /!\ La visite du 30 mars est annulée Bibliothèque de la Cité – Le MultiÂge : Tout public, dès 8 ansDurée : 2hInscriptions : https://bmgeneve.agenda.chLes visites vous permettront de comprendre les enjeux de l’exposition et de tester les jeux vidéo grâce à la médiatrice culturelle Ana-Luisa Castillo, spécialisée dans le jeu vidéo. Stéréotypes et stéréodames. (Dé)construire un jeu vidéo Du 23 au 25 avril, de 14h à 17hBibliothèque de la Cité – Espace le 4eÂge : de 10 à 14 ansDurée : 3h par après-midiInscriptions : https://bmgeneve.agenda.chPendant trois après-midi, les Bibliothèques municipales proposent au public de 10 à 14 ans de réaliser un jeu vidéo sur le thème des stéréotypes, sans passer par le codage et en se basant uniquement sur le dessin et l’imaginaire de chacun-e.Quel rapport entre jeux vidéo et stéréotypes de genre ? La première réponse qui vient à l’esprit est que le jeu vidéo les véhicule.Comment sortir du modèle du héros qui sauve une princesse ou de l’homme viril qui résout ses problèmes par la violence ? Cet atelier propose de déconstruire des croyances pour montrer que d’autres modèles sont possibles. À travers le jeu vidéo, les enfants sont invités à réfléchir à leurs propres représentations pour créer une nouvelle histoire à jouer ! Avec Giulia Valsecchi, intervenante au 2e Observatoire sur les questions de genre et de l’éducation et Ivan Gulizia, game designer. Stéréo-mythes Le 5 juin, de 15h30 à 17hBibliothèque de la Cité – Espace le 4eÂge : de 8 à 11 ansDurée : 2hInscriptions : https://bmgeneve.agenda.ch Stéréo-mythes est un atelier qui aborde la diversité des genres, la coexistence et la tolérance à travers le dessin et le jeu. Qu’est-ce que le genre ? Concept de sciences sociales, il désigne les différences non biologiques entre hommes et femmes. Ces différences toutes construites sont remises en question, car de nombreuses personnes ne s’y reconnaissent pas.Stéréo-mythes est une collection de sculptures interactives conçues pour parler du genre.Les enfants travailleront avec des personnages fictifs de la littérature et des jeux vidéo, qui leur permettront de comprendre que les différences peuvent nous rendre uniques et spéciaux-ales.Les sculptures réalisées par les enfants pendant l’atelier, seront visibles jusqu’au 9 juin et pourraient être remaniées par les visiteur-euse-s de passage…Avec Rocio Egio, designer et conceptrice de Stéréo-mythes En partenariat avec le Festival Spielact L’EXPO EN PHOTOS Photographies de Frank Mentha

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Numérique, c’est quoi ton #genre ? (Introduction)

Des pistes de lecture, d’écoute, de visionnement et de jeu dans les catalogues des Bibliothèques municipales et de la Bibliothèque Filigrane, ou sur Internet Les pistes de lecture/écoute/jeu/visionnement autour du thème « Numérique, quel est ton #genre? » sont en ligne ici:=> Pionnières du numériques=> Le numérique a-t-il un genre?=> Elles font le numérique=> Internet, un mégaphone des luttes féministes=> #balancetontroll=> IntelliGenre artificiElle Plus de 80 objets physiques (livres, disques, DVD, jeux vidéo) pour autant de liens vers des sources sur Internet : parmi les bibliographies publiées par les Bibliothèques municipales, celle-ci se singularise par son penchant pour les ressources électroniques. C’est le reflet de son thème : la Semaine de l’égalité en Ville de Genève, organisée avec le service Agenda 21-Ville durable, explore cette année les manières dont les rôles de genre se font et se défont dans les univers numériques. C’est également l’effet d’un paradoxe : les TIC (ces « Technologies de l’Information et de la Communication » qu’on continue à appeler « nouvelles ») apparaissent à la fois comme un territoire où l’absence des femmes est très alarmante et comme un domaine où leur présence s’exprime d’une façon particulièrement frappante. En fait, les femmes aussi créent le numérique depuis les balbutiements de celui-ci, et elles continuent aujourd’hui. La première personne qui élabora un programme pour transformer une machine à calculer en appareil à traiter l’information (c’est-à-dire en ordinateur) est la mathématicienne Ada Lovelace, en 1843. Nos téléphones portables et réseaux Wi-Fi utilisent un système de codage développé par l’inventrice et actrice Hedy Lamarr en 1941. Une étude publiée en 2017 dans la revue scientifique PeerJ montre que les femmes sont jugées meilleures que les hommes en matière de codage informatique, à condition que les juges ne sachent pas que le code a été écrit par des femmes… Les trois premiers chapitres de cette bibliographie suivent ce fil, tentant de rendre visibles les femmes du numérique, mais aussi les processus (biais éducatifs, stéréotypes de genre, cultures d’entreprise…) qui les occultent et les écartent. Les trois chapitres suivants s’intéressent à la manière dont les technologies électroniques sont utilisées comme des instruments de dénonciation, d’émancipation et de construction d’identités nouvelles, soustraites aux contraintes des rôles de genre. #MeToo, vaste dévoilement des violences sexistes et sexuelles dans tous les domaines de la vie, a trouvé son premier terrain d’expression sur Internet – et il s’agit sans doute du premier mouvement social dont l’appellation, en forme de hashtag, est elle-même un objet numérique. En faisant un pas en arrière (vers l’époque où le numérique était chargé d’espoirs utopiques) et un bond en avant (vers le futur de la science-fiction), le tout dernier chapitre plonge dans le cyberféminisme et dans l’imaginaire cyborg… Des pionnières électroniques aux femmes-déesses-machines des sagas stellaires, en passant par les militantes qui utilisent le Web comme mégaphone, il y a ici de quoi réimaginer le genre, le numérique et, à travers eux, le monde. Les bibliothécaires et les médiateurs et médiatrices culturel-le-s numériques Le programme de la Semaine de l’égalité 2019 (du 1er au 9 mars), organisée par le Service Agenda 21 et les Bibliothèques municipales, est toujours en ligne ici.

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Espace Le 4e

«Le 4è» est notre espace voué au numérique. On peut se lover dans ses «cocons/corolles» pour tester des jeux vidéo, emprunter un-e bibliothécaire pour se repérer dans les labyrinthes de l’informatique, apprendre à créer un robot ou une vidéo. On peut aussi y découvrir des créations et des réflexions qui explorent les facettes méconnues de notre monde surconnecté. Toutes les informations sur l’agenda des BM, catégorie « numérique » : http://institutions.ville-geneve.ch/fr/bm/agenda/ Inscriptions sur : https://bmgeneve.agenda.ch/

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Que se passe-t-il lorsqu’on croise les thèmes de la «nature» et du «numérique»? Pendant une année, nous explorons la manière de rendre nos vies connectées plus vertes, nous contribuons aux sciences naturelles avec nos smartphones et nous rassemblons des artistes qui hybrident l’électronique avec le vivant… => La programmation NATURE / NUMÉRIQUE Les outils numériques peuvent-ils se mettre au service de la transition écologique? Les appareils connectés qui remplissent nos vies sont-ils compatibles avec la sauvegarde de notre environnement? À travers nos ateliers et tables rondes, nous questionnons la nature, la société et la technologie en quête de solutions. EN SAVOIR PLUS => La programmation LE PARC AUGMENTÉ Les parcs citadins évoquent à la fois des bouts de forêt en pleine ville, des jardins plus ou moins paradisiaques, des places publiques qui se seraient mises au vert. Ces parenthèses semi-sauvages dans le tissu urbain sont un réservoir d’histoires entre réalité et fiction. Le projet Le Parc augmenté récolte ces récits, les cueillant dans des pages de livres, dans des séquences de films, dans des chansons… ou dans votre vie. EN SAVOIR PLUS => Les autres rendez-vous => Quelques liens genevois pour une écologie numérique Itopie Itopie est une coopérative à taille humaine basée à Genève.Elle se bat pour une informatique libre, éthique, durable et citoyenne. Repairs cafésLa FRC a mis en place des « repair cafés », principalement aux moments de « La ville est à vous », tenu par un réseau de bénévoles bricoleur.euse.s et aidant.e.s GE répare« Réparer plutôt que jeter », voilà la maxime de ce site qui est un carnet d’adresse vers des entreprises de réparation de tout type d’objets. Fablab Onl’FaitÀ propos de réparation, certains objets sont difficilement réparables, à moins de fabriquer soi-même les pièces ou d’en apprendre plus en électronique… par exemple au FabLab Onl’Fait. Les conversations carbonePour les plus curieux.ses et motivé.es, les conversations carbones consistent en 6 séances de discussion puis d’étude à la maison afin de déterminer votre bilan carbone et comment le réduire. Et ensuite, à vous d’essaimer l’idée auprès de vos proches! D’ailleurs, ça commence par moi (c’est mal parti, déjà avec le point 1 : « je me désabonne des newsletter et spams », pour notre part, médiateurs culturels numériques, nous explosons les high-scores…). Sur le site de Terragir, vous pouvez même calculer votre empreinte carbone, ou en savoir plus sur leurs actions en milieu scolaire « Les robins des Watts« 

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