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Saison 2021 : Fenêtre sur rue

Mercredi 24 février, « Mais qui est ‘smart’ dans la ‘city’? » Table ronde en ligne

Table ronde tout public, 19h-20h30, inscriptions sur : https://bmgeneve.agenda.ch Des panneaux publicitaires numériques qui adaptent leurs annonces aux personnes qui s’en approchent… Ça existe sur le Web, mais pas (encore) dans les rues des villes. Pourtant, c’est techniquement possible. Mais est-ce vraiment ainsi qu’on veut interagir avec l’espace urbain ? Et qui prend ces décisions ? Cette table ronde aborde notre rôle en tant que citoyen-ne-s, nos besoins, nos imaginaires et celui des collectivités publiques dans la mise en place de processus participatifs, inclusifs, qui protègent les données personnelles récoltées. Le numérique peut permettre de dialoguer avec la ville, mais à nous d’en garder la maîtrise ! Interventions :Sophie Czich, designer-chercheuseArmelle Hausser, doctorante au Laboratoire deSociologie urbaine (EPFL)Collectif Urbz, spécialisé dans la gouvernance urbaine et participativeModération : Clément Drévo, designer et facilitateur au sein du collectif Codesign-it Retours de table ronde Retrouvez l’enregistrement de la table ronde et des échanges qui ont suivi dans la vidéo ci-dessous : Quelques outils évoqués lors des interventions: https://participer.ge.chhttps://decidim.orghttps://maptionnaire.com En réaction à la question sur les caméras de vidéo-surveillance, voici un site-forum proposé par l’association française « La quadrature du net » :https://technopolice.fret le sous-site spécifique pour Genève : https://geneve.sous-surveillance.net/ Pour revoir la vidéo de Sophie Czich, « Are you looking?« Une lecture qu’elle nous conseille (en anglais) : « On the smart city – Or, a ‘manifesto’ for smart citizens instead »Une autre lecture évoquée pour la préparation de la table ronde, à travers l’exemple de processus participatifs pour Sidewalk Toronto Un retour sur la table ronde et les échanges également en images, par Viviana Gozzi, facilitatrice graphique :Merci à elle!

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Jeudi 18 février – Connais-tu tes voisin-e-s ? Les histoires de la porte d’à côté

Premier épisode d’une petite série de présentations de livres pour enfants rendant hommage à nos voisin-e-s, ces inconnu-e-s. Elena Gilardoni, médiatrice culturelle à la Bibliothèque de la Cité, conseille ici la lecture de « Maisons, villes et chemins » de S. Corinna Bille, illustré par Vamille aux éditions genevoises La Joie de Lire.

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Mercredi 17 février – « En quête de fêtes » – Atelier en ligne

Atelier jeune public, 8-12 ans, limité à 20 personnes. Inscriptions sur : https://bmgeneve.agenda.ch Quelles sont les fêtes auxquelles tu aimes aller avec ta famille, tes ami-e-s ? Qu’est-ce que tu aimes dans ces moments ? Et si tu pouvais en inventer d’autres ?1/3 Lieu_2 Culture est une “consultation citoyenne”, c’est-à-dire un rendez-vous où les habitant-e-s de Genève sont invité-e-s par les autorités cantonales à imaginer et choisir une ou plusieurs fêtes et manifestations qui rassemblent la population de ce qu’on appelle “Le Grand Genève”.À partir de plans, d’un jeu de cartes sensoriel, de tes dessins, tu raconteras des anecdotes, des lieux, des habitudes, des idées, que tu pourras ensuite partager sur une carte interactive en ligne ! Intervention :L’équipe du Sismographe https://www.fbiprod.com/lesismographe Retours d’atelier « C’est quoi une frontière? »« Où est-ce que vous habitez? »« C’est quoi, vos activités, au quotidien, ce que vous aimez faire en-dehors de l’école? »« Et maintenant, comment on réunit tout ça pour imaginer une grande fête? »« Et quel nom pourrait avoir cette fête? » C’étaient quelques-unes des questions posées par les intervenant·e·x·s aux enfants. Voici ci-dessous quelques captures de l’atelier sur Zoom, et sur l’outil utilisé en ligne pour co-créer cette fête, « Miro »! https://miro.com/app/board/o9J_ksSLn5A=/

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HyperCity – Histoire(s) et imaginaires de nos rues

À voir dans les rues et/ou en ligne sur hypercity.ch « Lisez-moi… » Ces mots soufflés par des panneaux accrochés à des arbres invitent à plonger dans les histoires qui remplissent nos rues et qui font les identités singulières de notre ville. Pour écouter ces récits, tissés entre la préhistoire et le futur, on saisira avec son smartphone les codes QR suspendus dans les branchages et on glissera ses écouteurs dans ses oreilles. Des voix de comédiennes donnent vie, d’arbre en arbre, à ce fourmillement d’histoire(s), d’imaginaire et de vécu. Après la balade, on prolongera l’immersion en explorant les ramifications de chaque parcours vers des livres, films et morceaux de musique connectés à des points particuliers du territoire urbain, ainsi que vers des contenus en ligne et vers des rendez-vous de la programmation culturelle « Fenêtre sur rue » des Bibliothèques municipales. La ville autour des 7 succursales des bibliothèques se présente ainsi comme une page remplie d’hyperliens, sur lesquels on appuie pour naviguer, en immersion, entre vingt-mille récits sous les rues. Les 7 parcours-récits sont mis en ligne et dans l’espace public autour des 7 succursales des Bibliothèques municipales aux dates suivantes:– Cité/Rues Basses: vendredi 5 février 2021– Jonction: samedi 13 mars 2021– Eaux-Vives: dimanche 9 mai 2021– Minoteries/Plainpalais/Bout-du-Monde, Saint-Jean, Servette/Cornavin: septembre-novembre 2021

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Samedi 6 février – Profession rédacteur de rue, rencontre avec Thierry Mertenat

Auteur : Thierry Mertenat, journalisteModération : Julien Rapp, journalistePhoto de couverture : © Magali Girardin On parle volontiers des photographes de rue (street photographers), ces reporters qui donnent à voir le réel au ras du bitume. Le genre reconnu s’applique moins à l’écriture journalistique. Les rédacteurs de rue existent pourtant. On les appelle les localiers. Thierry Mertenat est l’un d’eux. Il a fait du dehors son terrain de jeu favori, il signe depuis 15 ans ses reportages de proximité dans les colonnes de la «Tribune de Genève». Il se déplace à pied ou à bicyclette, adoptant depuis toujours la mobilité douce pour suivre au jour le jour l’actualité imprévisible de sa ville, celle qui nous rapproche du fait divers, de l’insolite, de la rencontre inattendue. Un livre paru en 2019 chez Labor et Fides, «Dehors» justement, raconte ce métier qui se pratique debout, qui se partage aussi, avec les photographes de presse, les amis de toujours du localier. Thierry Mertenat est âgé de 61 ans. Natif d’une ville où le soleil est rare, Bienne, il a grandi à Porrentruy dans le Jura, avant de se faire adopter par Genève, tout en gardant son accent ajoulot. 

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Dès samedi 6 février – Participez à « Pare-brise en rimes » avec vos contraventions poétiques

Création de contravention poétiques Vous avez souligné un extrait de votre livre préféré et vous aimeriez le partager ? Une citation vous semble particulièrement juste ? Un poème appris par coeur quand vous étiez enfant, ou découvert dans un recueil, vous a marqué-e à tout jamais ? Vous aimez les mots à lire et à dire ? Comment participer ? Rédigez votre contravention poétique avec le formulaire ci-dessous ou en envoyant vos poèmes, vos rimes ou vos vers choisis par mail à cite-mediation.bmu@ville-ge.ch. Nous nous chargerons de les distribuer et de les prendre en photo sous les essuie-glaces! Votre contravention poétique Si votre texte est extrait d’un ouvrage, n’oubliez pas d’en mentionner le titre. Et si vous souhaitez trouver un peu d’inspiration, rendez-vous dans le rayon poésie des bibliothèques municipales qui restent ouvertes. Vos contraventions poétiques Vos contraventions poétiques sont régulièrement photographiées et partagées sur la page Facebook des Bibliothèques municipales et ajoutées dans la galerie ci-dessous.

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Dispa-rue, réappa-rue

En 2021, la programmation culturelle des Bibliothèques municipales explore la thématique « rue ». À quoi pensent les gens sur cette planète? À quoi ne pensent-ils pas? Une façon rapide de se glisser dans les cogitations de nos semblables consiste à taper dans Google Trends, outil qui mesure la fréquence à laquelle un mot a été recherché sur le Web au fil des 15 dernières années. Si on tape “rue” (ou l’équivalent dans une autre langue), on observe une courbe qui plonge brusquement au début du printemps dernier. La rue, pendant un temps, on ne la cherchait plus. Balayée. Dispa-rue.  Puis réappa-rue, autrement. Par rapport au moment, avant les vagues virales, où nous avions choisi de construire notre programmation culturelle 2021 autour de ce thème, la rue a changé, elle est devenue autre chose. En 2020, année pandémique, elle est apparue comme le paradis inatteignable d’une insouciance perdue. Comme un lieu de conversations déambulatoires qui remplaçaient les échanges assis. Comme une salle de spectacle entre fenêtres et balcons. Comme une mer de dangers sillonnée par les équipages du e-commerce triomphant. Comme un bal masqué sans confettis. Comme la bande-annonce utopique ou dystopique du “monde d’après”. Comme une vitrine sociale où venait s’étaler l’image des inégalités. Beaucoup des pistes que nous suivions en préparant cette programmation nous ont ainsi conduit-e-s dans des directions inattendues. Les images capturées par la photographie de rue, l’immersion dans les imaginaires urbains, la quête des récits qui forment la fresque d’une vie de quartier, le questionnement sur nos traces numériques dans une smart city hyperconnectée, l’exploration des réalités visibles ou invisibles des métiers de la rue… tout cela a pris des couleurs et des significations nouvelles, qui apparaîtront au fil des rendez-vous.  Joyeuse ou pensive, romanesque ou chercheuse, notre programmation 2021 porte les traces de ces fluctuations. Elle reflète aussi la montée en puissance du numérique, que le thème “rue” met en lumière d’une façon singulière. D’un côté, les connexions électroniques ont remplacé les rues, nous faisant traverser virtuellement l’espace pour aller au travail, dans un magasin, dans une bibliothèque ou un autre lieu de culture. D’autre part, nous avons vu à quel point cette substitution est une illusion. Des rues réelles sont investies, à moteur ou à vélo, suite à nos virées de shopping en ligne. Des gens en chair et en os entretiennent l’infrastructure matérielle des univers virtuels. Il n’y a pas un clic sans que quelque chose bouge dans le monde physique. Lorsque les réseaux sociaux prennent le relais des places publiques en tant que lieux de revendication, ils finissent au bout du compte par remplir les rues, comme on l’a vu partout dans le monde lors des manifestations contre le racisme en 2020.  Notre programme 2021 travaille ainsi une thématique dont le sens est modifié en temps réel par l’actualité. Comment réagir – se demande Marjorie, médiatrice culturelle à la BM Cité – au fait que “la rue, lieu de flânerie, d’échanges et de rencontres inattendues, est devenue le lieu de la méfiance et de la peur”? En réinvestissant, par exemple, l’espace urbain de façon participative avec des mots surgis des pages, “porté-e-s par un besoin d’échange, de proximité et de poésie”, répond sa collègue Elena. Comment convertir le repli forcé sur l’espace intérieur en une opportunité? “Ne pouvant continuer à mener leur vie sociale habituelle, pas mal de gens ont profité de cet arrêt pour se renseigner dans l’espace numérique, via des ressources en ligne et des échanges, en découvrant paradoxalement le monde extérieur sous des angles nouveaux”, note Cassandre, médiatrice culturelle numérique. Notre programme en ligne navigue entre ces deux idées: d’une part, le numérique sert à créer du lien concret; d’autre part, mettre le monde à distance est une bonne façon de l’explorer. À l’affût de signes encourageants dans le réel, la rue nous apparaît enfin comme un lieu où l’on observe des actes microscopiques mais pleins de sens. “Il y a une boîte à livres dans mon quartier, une ancienne cabine téléphonique où l’on dépose et prend les ouvrages qu’on veut. Auparavant, c’était toujours le fouillis. Depuis quelques mois, un ange gardien range impeccablement les livres”, raconte Roane, bibliothécaire à la BM Eaux-Vives. Entre grandes réflexions et petits gestes, conclut-elle, “c’est le moment d’utiliser ce que nous avons vécu pour imaginer l’avenir”. Nic Ulmi/Bibliothèques municipales

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